À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après
Une droiture subjective comme axe créatif01 mars 2025. |
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Créer, ici, n’est pas une question de spontanéité mais d’engagement dans une ligne de construction rigoureuse. Il s’agit d’un processus où chaque geste artistique doit être fidèle à l’impulsion originelle, où chaque transformation doit préserver une droiture subjective absolue. Ce chemin commence par une rupture, une décapitation du placenta : un arrachement volontaire de l’artiste à l’ordre biologique pour s’inscrire pleinement dans l’ordre de l’artificiel. Ce détachement est nécessaire pour forger un langage neuf, une culture autonome. Entre ce point de départ et la finalité du projet – la création d’un opéra fondateur – se dessine une trajectoire marquée par le rejet des schèmes préétablis, qu’ils soient sociaux, émotionnels ou narratifs. Sur ce chemin, un guide : les beaux seins parfaits. Non pas une célébration du corps, mais une boussole indiquant que l’œuvre s’inscrit dans un régime de l’artifice et non de la nature. Cet idéal, insaisissable et sculptural, rappelle que la trajectoire créative ne peut se laisser absorber par l’ordre du vivant mais doit le transgresser pour engendrer un monde autre.
C’est ainsi que l’art devient un espace où l’inéluctable est repoussé, un territoire où les fins ne sont jamais données, mais interrogées, déplacées, reconstruites dans une dynamique propre.
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