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La construction de cet univers repose sur une architecture en trois niveaux, trois strates qui s’articulent comme un écosystème :
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Les Ouvrages premiers : un corpus de nouvelles qui tient lieu de texte sacré, sorte de codex originel où les premières visions du mythe se déploient. Ici, les figures ne sont pas encore incarnées, elles surgissent dans l’ombre, dans le fragmentaire et l’inachevé.
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La Vulgate synoptique : un opéra embryonnaire, une série de dix scènes qui agissent comme des concentrés dramaturgiques. Elles fonctionnent comme des condensations d’énergie, chacune révélant une force en tension.
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L’opéra Tout l’océan sur un riblet : l’aboutissement de cette stratification, où les motifs initiaux et les tensions synoptiques s’orchestrent en une œuvre totale, structurant enfin cet univers sous une forme pleinement opératique.
Ce triptyque s’ancre dans une logique de croissance organique, où les éléments dramaturgiques ne sont pas plaqués les uns sur les autres, mais se développent selon une logique intérieure, à la manière des arts originaux :
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L’art métallurgique : exploration des matières profondes et de leurs blessures, transmutation de la souffrance en forme.
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L’art botanique : culture des images et des affects comme on botanise des folies, dans une logique d’épanouissement incontrôlé.
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Le script comme ossature vivante : un langage dramaturgique qui permet aux motifs de se nourrir mutuellement, de se contaminer et de grandir en tant qu’organisme autonome.
L’objectif n’est pas d’assembler, mais de faire pousser un monde où chaque élément résonne avec les autres, jusqu’à générer une action opératique qui s’inscrit dans un ordre du vivant.
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