À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après
Innapétence pour l'autophagie...Entrevue maison sur la torpeur, l'inertie et l'inaction artistique ou créative
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Mon inappétence pour le stérile forment un triptyque qui éclaire la tension entre l'inertie et la régénération dans l’œuvre. Cette lutte contre l’effondrement intérieur résonne avec l'idée d’un art morbide qui donne une présence esthétique à l’inertie et à l’effacement. Mais si l'art morbide cherche à fixer l'immobile et à rendre tangible la disparition, la résistance à l'autophagie, elle, tente de réanimer ce qui menace de sombrer dans la répétition stérile. Ainsi, ta torpeur créative pourrait être perçue comme un épisode d'autophagie, où la matière vivante de ton intellect semble s’être raréfiée, où le langage s’est fait silence ou ressassement. Mais ce silence, comme dans l’art morbide, est peut-être déjà une forme de présence : une manière d’éprouver l’inertie dans toute son intensité avant de la transfigurer. Le danger serait alors de laisser cette expérience se consumer elle-même, sans parvenir à la ressaisir. La foi évoquée est sans doute une réponse à ce risque : la grâce créative pourrait être cette encre tout-or qui, au bon moment, viendra donner un sens à ce qui semblait perdu… | |
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