Réponse No 8 – Folie : une fin (pas si) terrible
Je pense que la folie est quelque chose que je devrais embrasser plus souvent. Elle me fait peur, bien sûr — et je ne suis sans doute pas le plus brave lorsqu’il s’agit de l’approcher à visage découvert. Il y a, dans son halo, quelque chose d’à la fois attirant et fuyant, comme une lumière interdite dont je devine les bienfaits et les dangers.
Dans l’univers de Tout l’océan sur un riblet, le héros s’engage dans la création d’un opéra avec, pour seul viatique, la certitude qu’au pire, il finira comme Nietzsche. Est-ce une fin si terrible ? Peut-être pas. Peut-être même est-ce une forme d’accomplissement — une ligne de fuite dans la lucidité extrême, où la pensée se brûle à sa propre intensité.
La folie, si elle surgit, n’est jamais là pour faire genre. Elle est une compagne possible, une conséquence logique, une verticale de sens qu’il faut parfois consentir à effleurer, même si l’on sait qu’elle mord.
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