Tout l'océan sur un riblet

À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après


Actualisation de ma démarche artistique - été 2025

« L’été 2025 marque un moment de fusion entre le corps et l’œuvre. La Vulgate synoptique n’est plus un projet que je conduis ; c’est un langage qui m’a gagné. Cette mise à jour du site propose une série de points d’accès pour témoigner de cette évolution – qu’elle soit dramaturgique, musicale, ou existentielle. »


Vulgate synoptique

Bâtir un lieu d’écoute critique et plastique, à même la Page cochée, pour suivre les transformations du matériel opératique. Il ne s'agit plus seulement d’écrire ou d’idéer la Vulgate synoptique, mais de la vivre dans ses formes provisoires, comme si elle était déjà incarnée par fragments.

Dramaturgie
lyrique


Dramaturgie
orchestrale




Quelques objectifs périphériques pour la saison qui vient:


Questionner ma propre plasticité
Les détours sont devenus des destinations intermédiaires. L’existentiel, comme un boulet de Sisyphe à ramener à la maison – ou comme des sacs d’épicerie.

Retour et explorations sur des sujets d'intérêts
Des sujets d’intérêt, à la fois extérieurs et intimes à mon œuvre: les objets esthétiques, les chambres d'écho, le Gizeh de mon univers, de mon imagination...

Solidification des liens entre appel de la nature, mythe du vagin denté, et Tout l’océan sur un riblet
Mieux maîtriser l’appel de la nature dans un monde où rien n’est au-delà de l’imagination: cristalliser les rapports entre mythes archaïques (vagin denté), l’appel sauvage de la nature, et mon univers opératique quand celui-ci redessine les rapports entre prédation, beauté et imaginaire.

Retour sur quelques préceptes fondamentaux de ma démarche artistique
L’ordre culturel comme évasion de l’appel de la nature. Reschématiser les liens entre violences du monde, objets esthétiques et produits de l'imagination; clarifier comment l’objet esthétique naît des violences du monde, mais aussi comment il peut les détourner, les filtrer, les absorber — dans une logique d’imagination comme condition de transformation.

Réorganisation des contenus sur la Page cochée
Pour mon bénéfice et celui des visiteurs de la Page cochée, évidemment ! Faire des outils de navigation la Page cochée un espace non normaif, mais un peu plus facie à lire et naviguer...

Merci !

de votre visite et de votre intérêt :-)
DQ, été 2025.


« Je marche entre deux lignes : d’un côté, la pensée — de l’autre, l’existence. Ce n’est ni confort, ni stratégie ; c’est le seul mode opératoire qui me soit fidèle. Pour moi, c'est ça une praxis, c'est ça être engagé dans une démarche artistique. »

Durant la dernière saison, j’ai poursuivi ce chemin, parfois en ligne droite, parfois par des détours que je pourrais appeler dévotions périphériques — certaines faites de goût, d’autres d’évitement, mais toutes finalement réintégrées à la dynamique centrale de ma pratique. J’ai appris à reconnaître en moi des phases d’accumulation : moments où l’on n’agit pas encore avec intention, mais où l’on engrange. Matières, émotions, postures, sons, observations. Des gestes sans nom. Des éclats.

Aujourd’hui, je me tiens à un seuil. Je souhaite actualiser ma démarche artistique non pas pour annoncer une rupture ou une direction figée, mais pour dire ceci : je me sens traversé.

Traversé par la lente montée en puissance de la Vulgate synoptique, qui n’est plus pour moi un entre-deux — entre les Ouvrages premiers et Tout l’océan sur un riblet — mais une œuvre autonome, avec sa propre densité tragique, sa propre manière de respirer. Traversé aussi par l’envie de comprendre ma propre plasticité — non comme souplesse, mais comme forme en tension, capable d’incarner le frottement entre le dehors vécu et l’intérieur composite de l’œuvre.

Je veux faire de ce que j’ai vécu — parfois lourdement, parfois comme un simple détour du souffle — une matière non pas à archiver, mais à transformer. Valider la maison. Valider la gueule d’essayiste. Offrir au visiteur de ce site non pas un plan, mais un pouls.

Ce que vous trouverez cet été sur la Page cochée :

  • Des fragments, prototypes et partitions lyriques liés à La Vulgate synoptique, organisés pour permettre une écoute critique, sensible et située.

  • Des essais ou réflexions sur les liens entre le mythe, la nature, le corps et la forme opératique — notamment autour du vagin denté, de la parade animale et du charme de serpent.

  • Des textes sur les objets esthétiques, les chambres d’échos, le “Gizeh de mon imaginaire” — pour mieux cerner les gestes qui forment mon monde.

  • Des pistes de réorganisation, pour clarifier les intentions tout en conservant l’ouverture que requiert un chemin encore en train de se dessiner.

Je ne promets pas un parcours fluide, mais j’espère offrir un chemin en présence — habité par ce qui, lentement, s’est accumulé.