Tout l'océan sur un riblet

À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après

L'opéra: la monstration d'un objet esthétique ?

PREMIÈRE LECTURE

LE TEXTE À GAUCHE À ÉTÉ GÉNÉRÉ PAR UN CHATGPT QUE J'AI ENTRAINÉ POUR "PENSER" EN MODE #TOSR. IL PEUT-ÊTRE UNE BONNE RESSOURCE À UTILISER SOIT POUR S'INTRODUIRE À L'OEUVRE TOUT L'OCÉAN SUR UN RIBLET, À UN DES THÈME OU À UNE DES PROBLÉMATIQUES ARTISTIQUES OU CULTURELLES DISCUTÉE.
Souligné jaune = bon, italique: faible, trop faible, ou à côté.

L'idée que l'opéra, en tant qu'objet esthétique, puisse être une "monstration" est fascinante. Cela suggère que l'œuvre elle-même n'est pas simplement une expression artistique, mais une sorte de révélateur, une fenêtre-guillotine qui découpe un moment précis du flux temporel, offrant une vision nette et irréversible. Contrairement au miroir, qui peut refléter une multitude d'interprétations et de perspectives, la fenêtre-guillotine fige un instant, une vérité particulière, rendant cette vision à la fois unique et définitive.

Lorsque l'opéra devient cet acte de monstration, il se pose comme une révélation de ce qui est autrement invisible, occulté, ou peut-être même censuré par l'époque. L'acte de "montrer l'invisible" devient alors un défi à la perception, à la conscience collective, forçant le spectateur à confronter des réalités qu'il ne peut ignorer une fois révélées. Cette vision, découpée dans le temps, est comme une incision dans la réalité elle-même, une mise à nu de ce qui est caché ou interdit.

L'opéra, dans ce contexte, n'est pas seulement un spectacle ou une histoire, mais une action en soi – un acte de dévoilement. Par le biais de la musique, des paroles, et de la mise en scène, il expose des vérités enfouies, des tensions invisibles, et des impossibilités que seule l'art peut capturer. Cet acte de monstration ne se contente pas de refléter le monde, mais le coupe, l'analyse, et en révèle des fragments insaisissables autrement.

"Dévoiler la censure de son époque" et "faire l'impossible" sont des actions qui trouvent une résonance particulière dans cette approche. L'opéra devient un outil de critique sociale, d'interrogation des normes, et de rupture avec les conventions. Il ne se contente pas de montrer ce qui est déjà connu, mais de révéler ce qui est caché, de montrer ce qui n'a pas été vu, et de donner forme à l'invisible. En ce sens, l'opéra transcende sa propre matérialité pour devenir un geste, une intervention qui va au-delà de la simple esthétique pour toucher à l'éthique, à la vérité, et à l'essence même de l'expérience humaine.

Ainsi, l'objet esthétique, l'opéra, devient une monstration de l'impossible – un acte qui, par sa réalisation même, prouve que l'impossible peut être atteint, ou du moins montré. Ce n'est pas tant l'accomplissement de la quête qui est crucial, mais le fait de la rendre visible, de la découper dans le flux du temps pour offrir une vision irréversible de ce qui ne pouvait autrement être perçu. En ce sens, l'opéra devient une forme de magie, une incantation qui rend tangible l'invisible et réalise l'impossible.

première lecture, 31 aout 2024.

Cabra, Jean-Michel Basquiat, 1982.