dans notre avenir
Oh Oui! Je suis un arbre
Fait mine de te cacher derrière-moi.
Nourrir la terre, oui, bien sûr
mais notre opéra et nos partitions
bien sûr, aussi
Alimenter une cime qui dépasse Rome
de plusieurs milliers de Rome antiques et modernes
confondues
Avec leurs colisées, leurs statues et
Aphrodite-même !
Qu'elle soit la balle de laine
qu'on lance
sur les chats, ronde comme la Lune à resplendir
la toile du cinéma muet,
jusqu'à illuminer - presque sadiquement - la cime de
ta bouche. De
ta bou-che
, à toi.
Lorsqu'elle fabrique l'air, les mensonges et le beau.
Les enfants des sols pourront vivre et respirer
et même s'aimer,
si l’idée leur plait, sur tes jardins:
ni cartésiens, ni sauvages, un paradis adoucie de
folies parfaitement botanisées.
Aussi...
Je ne marcherai dorénavant plus la terre.
La terre marchera à travers moi,
comme d'autres sortes de vents le fond déjà.
Il faudrait bien qu'aussi, elle puisse me parler à
travers toi.
Tant de rêves et de doutes qui se nouent dans
l'attente passive d'une fin du monde déjà révolu et
qui aura remplacé, pour nous deux au moins... les
peurs, l'horreur et la terreur.
Un peu à l'image d'un notre père qui êtes aux cieux.
Sois la chair de la prune lorsqu'on dit d'elle qu'elle
est corail, quand tu n'es ni le ciel ni parmi ses
dentelles.
Cette pêche, cette pêche à rouler jusqu'au creux de
ma main.
Maintenant, les ciels ne sont plus au-dessus de
nous.
Maintenant... il faut bien apprendre là où il vaudrait
mieux les déposer...
*

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