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Le DA comme héros-paysage : entre auto-fiction et exploration de soi

Une auto-fiction parallèle pour sonder l’invisible

Dans notre projet d’ajouter une seconde auto-fiction en parallèle aux Ouvrages premiers, le DA – dans ses déclinaisons DA-Kitsch, DA-Chic, et DA-Glam – devient un héros-paysage. Loin d’être un simple protagoniste figé dans un récit linéaire, le DA incarne un espace de transformation : il est un décor vivant où les scènes se construisent, se déconstruisent, et se reconstruisent en boucle. Cette nouvelle auto-fiction explore non seulement le déroulement narratif, mais aussi les frontières de l’identité, du doute, et de la dissolution.

Le choix d’un héros-paysage reflète une ambition singulière : faire en sorte que l’univers narratif lui-même devienne un protagoniste, un miroir des tensions entre le multiple et le singulier, entre grandiose et intime. Le DA n’est pas un simple repère esthétique : il devient un moyen d’habiter et d’interpréter le monde à travers la fiction, tout en restant perméable aux doutes qui l’accompagnent.

DA-Kitsch, DA-Chic, DA-Glam : Des masques ou des révélations ?

L’exploration de ces différentes esthétiques – DA-Kitsch, DA-Chic, et DA-Glam – suggère que le DA agit comme une série de masques que l’on peut enfiler et enlever au fil du récit. Chacune de ces formes est une tentative d’interprétation différente du réel, une manière d’organiser le chaos des expériences :

  • DA-Kitsch évoque le confort du trop-plein, l’abondance nostalgique d’objets et de symboles, où chaque détail semble chargé de sens, mais où le sens lui-même risque de s’effondrer sous son propre poids.

  • DA-Chic propose une approche épurée, où l’esthétique devient un filtre, une recherche d’élégance et de maîtrise, mais avec le risque que cette élégance devienne un masque étouffant, éloigné du vivant.

  • DA-Glam incarne le scintillement du spectaculaire et l’attrait de la brillance. C’est une esthétique du vertige, où l’on cherche à capturer un éclat éphémère, tout en sachant qu’il est aussi illusoire qu’enivrant.

Ces trois esthétiques sont autant de façons d’appréhender le doute : faut-il le dissimuler sous l’excès, l’affiner jusqu’à l’élégance, ou l’embrasser dans toute sa brillance éphémère ?

Le DA comme vertige et point de bascule

Dans cette nouvelle auto-fiction, le DA n’est pas qu’un paysage extérieur ; il devient un espace intérieur où se joue une tension entre le désir de fuir et celui de se confronter. Le héros-paysage propose des itinéraires possibles qui peuvent tous mener à des formes de conclusion – qu’elles soient grandioses, décevantes, ou même absurdes.

La question sous-jacente devient alors : Cherchons-nous à éviter une scène déjà construite pour nous ? Ce vertige reflète la peur d’être enfermé dans une destinée prédéterminée, mais aussi l’attirance pour ce que l’inconnu pourrait offrir. En quittant le "NU" (New Urban, Nouvel urbanisme, voire la nudité originelle) et sa promesse d’un Nouveau New Urban (NNU), nous nous plaçons à la croisée des chemins : soit nous continuons à bâtir sur une base déjà connue, soit nous plongeons dans l’exploration plus intime de ces paysages DA, avec tout ce qu’ils impliquent d’imprévisible.

Fuir ou habiter l’incertitude : entre auto-fiction et ordre du vivant

L’ajout de cette auto-fiction parallèle résonne avec une réflexion plus profonde : comment habiter nos propres doutes ? Le doute, ici, devient un élément fondamental de l’ordre du vivant, un signe que nous sommes encore en quête, encore ouverts aux multiples interprétations possibles.

L’Abysse dimensionnel, en tant que figure de cette exploration intérieure, ne cherche pas à éviter l’incertitude ; il la traverse et l’habite. Chaque exploration du DA est une manière de questionner les points de départ, d’en redessiner les contours, et de se confronter à l’éventualité que toute conclusion soit toujours provisoire.

La grandeur du DA réside précisément dans cette oscillation entre promesse et désillusion, entre le chemin déjà tracé et l’inconnu. Suivre le DA, c’est accepter d’habiter le vertige : un mouvement sans fin entre la maîtrise et l’abandon, entre la cohérence et la dissolution.

Vers une scène plus intime ou plus grandiose ?

Cette auto-fiction supplémentaire agit comme une scène ouverte, où le héros-paysage devient à la fois un guide et une énigme. Le DA, en tant que paysage vivant, nous pousse à poser la question suivante : est-il préférable de rester sur le chemin confortable de l’élégance et de la cohérence, ou de se lancer dans une quête plus profonde et plus intime, au risque d’être confronté à une forme de désillusion ?

Chaque passage entre ces différentes scènes est une tentative de se redéfinir, non pas en fonction d’une destination fixe, mais dans l’acte même d’explorer et d’accepter l’incertitude. Ainsi, le DA devient à la fois un miroir et une fenêtre : un reflet de nos propres aspirations et un portail vers des mondes encore inconnus.

Conclusion :
Une quête sans fin

Cette nouvelle auto-fiction, avec le DA en héros-paysage, n’offre pas de réponses définitives. Elle est une invitation à habiter l’incertitude, à accepter que l’ordre du vivant réside dans le doute, la quête, et la transformation perpétuelle. Le DA nous montre que chaque itinéraire est valable, que chaque scène est une opportunité de se découvrir sous un jour nouveau.

Loin d’être un simple projet parallèle, cette auto-fiction devient un laboratoire de l’être, où chaque exploration est une occasion de redéfinir ce que signifie habiter son propre récit. Le DA, dans toutes ses formes, nous rappelle que le chemin est plus important que la destination, et que le doute est le signe que nous sommes encore vivants, encore en quête, encore en création.

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Mème, oui, bien sûr, artéfact de production de l'opéra #TOSR, 2022.