À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après
L'univers unique: un opéra qui dépasse ses frontières01 mars 2025. |
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Mon œuvre se construit autour d’un univers unique où l’opéra Tout l’océan sur un riblet agit comme un centre gravitationnel. Cet univers ne se déploie pas comme une simple addition d’œuvres, mais comme une dynamique systémique où chaque création est un jalon, un fragment indispensable d’une mythologie en expansion. Au commencement, il y a un héros d’autofiction, missionné pour écrire un opéra. Il est investi d’une tâche démesurée : poser les fondements d’un nouveau continent d’émotions, d’une culture originelle qui en précède toute autre. Mais à mesure qu’il progresse dans cette mission, il se trouve absorbé par sa propre dramaturgie. De simple auteur, il devient héros-librettiste, figure centrale d’un opéra dont il est à la fois l’architecte et l’incarnation. L’écriture ne se limite plus à une mise en scène du soi : elle devient une construction qui dépasse l’individu, l’englobe et l’intègre dans son propre tissu narratif. Le premier geste du héros est de plonger dans la carcasse béante d’un requin décapité – un seuil initiatique qui l’amène à extraire un riblet, denticule émaillé arraché à la peau de la créature. Ce riblet, fragile vestige d’un affrontement qu’il n’a pas vécu directement, devient l’emblème de son inscription dans cet univers. Est-il un trophée nécessaire pour attester de sa traversée ? Ou suffit-il d’avoir engagé le mouvement pour être pleinement héros ?
L’opéra Tout l’océan sur un riblet formalise cette interrogation dans un langage scénique et musical, posant la question du mythe et de la culture originelle : quelle œuvre peut fonder une civilisation ? Quelle articulation dramaturgique peut porter un monde à son propre avènement ?
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