À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après
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VULGATE SYNOPTIQUE DRAMATUGIE LYRIQUE DU PREMIER ACTE D'UN OPÉRA IDÉÉ POUR EN AVOIR DEUX.
AUTOMNE 2025, (c) Daniel Quimper, héros-librettiste.
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depuis la scène 1...Héros-librettiste, ténor
(Continuez héros-librettiste, ténor), sur une modalité récitative, déclamatoire: le héros-librettiste s'adresse maintenant plus spécifiquement à un public.
OUI, qu’on me traîne jusqu’à elle, (Continuez héros-librettiste, ténor), plus hargneux, maintenant qu'il s'adresse au soleil (l'astre travesti).
Va au diable, astre travesti,†
On entend (*): † Dans l'univers de Tout l'océan sur un riblet, le soleil est considéré par certains comme un astre travesti, parce qu'il fait s'éroder tout un chacun au même rythme de ses lumières, privant les uns et les autres de "destins grands" et les forçant à accepter des "miettes de destinées" ou de la poussière de destin comme d'opulentes offrandes dont les enfants des sols devraient être heureux de pouvoir se gaver. |
« la victime consciente d’un rituel, qui guide le public dans la dissolution du sort. » | |

Image arrêtée du film de cinéma extrême, A Serbian movie, (Srdjan Spasojevic, 2010). C'est Srdjan Todorovic, dans le rôle de Milos que l'on peut percevoir dans le miroir. L'image est négligemment encadré par un vieux cadre de bois virtuel.
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Parce que avant je n'étais pas une artiste. J'étais une transposition sociale du désir d'un autre artiste. |
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depuis la scène 2...Délire de fin du monde, basse Oh ! Je le vois ! Il est là, regarde - il vient ! Entraille de la terre, baryton Je le vois moi aussi C’est la gueule d'un requin qui lui sert d'embarcation Amérique insouciante, soprano Je me souviens d'un temps où il exigeait que je déchire les louanges préparées à son effet alors là-même que je m'apprêtais à les chanter. Il nécessitait, disait-il, qu'elles soient sciées... sciées, les louanges que j'avais préparé (pour lui)… Héros-librettiste, ténor Sortez l'objet de grivoiseries ! Qu’on le sorte ! Les filles aimeront ça ! Héros-librettiste, ténor
Amérique insouciante, soprano |
![]() Damien Hirst, Death Denied, 2008, glass, steel, shark, acrylic and formadehyde solution, PinchukArtCentre, Kiev, Ukraine. Agent001, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons |
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Image arrêtée tirée du documentaire Moments like this never last (Cheryl Dunn, 2020). Sur l'image, l'artiste Dash Snow (1981-2009) se présente comme une oeuvre d'art, avec une version manuscrite de la liste des matériaux utilisés dans sa fabrication. | |
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Scène 3 (dite, la scène 3-étendue de la Vulgate synoptique)
3. Jardins Où Amérique insouciante le guide à travers les terres neuves jusqu’à l’encre tout-or, substance précieuse et fondatrice.
Première partie: Les herbescouplet no 1
SOPRANO
Couplet no 2
Couplet no 3
TÉNOR
Deuxième partie: Végétauxcouplet no 4
TÉNOR
SOPRANO
TÉNOR
SOPRANO Couplet no 5
TÉNOR
SOPRANO
TÉNOR
Amérique insouciante, soprano
Couplet no 7
SOPRANO
TÉNOR
Qu’ici pousse
Tiens – ici,
SOPRANO
Laisse-les deviner la passion Essaie voir.
Héros-librettiste, ténor; Amérique insouciante, soprano
Couplet no 9 – OUTRO scène 3, dite "étendue"
SOPRANO
Certainement a-t-il mandaté l’un d’entre vous, n’est-ce pas ?
BARYTON
TÉNOR
Tout allait pour le mieux.
SOPRANO
BARYTON
BASSE
BARYTON
SOPRANO |
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depuis la scène 5...Héros-librettiste, ténor Ici… ici… et ici que le sol s’ouvre : je me ferai médium. Déjà, là — oui — je sens le sacré me frapper à travers toi. Amérique insouciante, soprano As-tu seulement la bonne foi ? Tu marches avec la mauvaise — à chaque pas. Héros-librettiste, ténor Le doute, pourtant… le doute est bon : il inscrit les vivants dans l’ordre du vivant, depuis les gestes des enfants des sols, depuis leurs souffles jetés dans la poussière, jusqu’aux destins grands, — les seuls que les astres reconnaissent. Attends. Attends. Je ne me déclarerai pas mensonge. Amérique insouciante, soprano Tu n’auras pas à le faire. Tu es déjà un pur produit de mon imagination. Héros-librettiste, ténor … si c’est ainsi que tu veux me faire naître… Amérique insouciante, soprano Charles Manson, lui, ne se poserait pas tant de questions. Héros-librettiste, ténor Je te hais de croire que je pourrais te réduire à un animal de cirque — toi ! Amérique insouciante, soprano Qui a besoin d’un autre Alban Berg ? Qui réclame encore un Jack l’Éventreur ? Ici — maintenant — tout est immense, et tout est dans ton pouvoir. Héros-librettiste, ténor Alors dis-moi : c’était l’art du socle que tu pratiquais, ou celui du buste, quand tu as posé ces mots contre moi ? Tu es le monumental qui sauve. Tu es la hantise orpheline — la magnifique — dépourvue de rage, de haine, libre même des cicatrices que les ravages ont laissées pour que demain devienne — Sur elles — faces et paumes ! — devienne et résonne l’ordre du vivant : les sangs, les chairs, remis sur pied, les enfants des sols élevant leurs gestes, grands, en direction du soleil et des astres travestis, géôliers des destins petits, miettes de vies poussées par je ne sais quel maniaque qui croit que les excréments peuvent être des ressorts d’opulence. Sur elles — faces et paumes ! Empreintes visibles d’emprises maniaques, morts en sommeil qui devancent le jour. Un silence. Le héros-librettiste s’approche d’elle. Héros-librettiste, ténor Tu es ce que je n’aurai jamais su inventer. Amérique insouciante, soprano Je sais. Elle ouvre les mains. Il penche la tête. Le rideau commence à descendre. Fin : il la mange. |
| EN ATTENDANT LES SCÈNES 6 À 10 ET LES MUSIQUES QUI VONT AVEC CETTE DRAMATURGIE... | |||
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