Tout l'océan sur un riblet

À l'aube du nouveau continent : l'opéra du jour d'après



12Q 12R



entrevue-maison
12 questions, 12 réponses au sujet des difficultés spécifiques à la finalisation des formes.

Comment maintenir, retrouver ou convoquer l’élan ? Comment la création reste-t-elle vive alors que les formes se fixent ? Cette entrevue cherche à explorer les frictions, les risques et les potentiels de ce moment où l’on devient un peu soi-même son propre style.

Question No 1:
Votre phrase fondatrice suggère une tension entre la plasticité de l’œuvre et la définition du soi. Comment percevez-vous cette dialectique ? Est-ce une stabilisation, un enfermement, une maturation ?

Réponse No 1 – L’élan comme forme traversante

Question No 2:
Avez-vous le sentiment que vos motifs vous précèdent désormais ? Vous échappent ? Sont-ils devenus des forces motrices ou des repères à contourner ?

Réponse No 2 – La présence en creux des motifs

Question No 3:
Le momentum créatif — cet élan parfois viscéral — se laisse-t-il canaliser dans une œuvre dont la forme devient plus précise ? Ou faut-il toujours une part de fuite, de débordement ?

Réponse No 3 – L’élan, l’excès, et ce qui tient

Question No 4:
Dans votre pratique, y a-t-il un moment où le contour de l’œuvre commence à faire écran au réel, ou au contraire, à le rendre plus perméable ?

Réponse No 4 – Le contour, le culte et la perméabilité du réel

Question No 5:
Comment l’habitude (au sens noble, presque rituelle) intervient-elle dans votre quotidien de création ? Est-elle ce qui permet de rester vivant au sein d’un style ?

Réponse No 5 – L’habitude comme sol gestationnel

Question No 6:
Avez-vous déjà eu peur de devenir un spécialiste de vous-même ? Si oui, comment déjouer cette spécialisation ?

Réponse No 6 – Devenir spécialiste de soi : une solitude en boucle ?

Question No 7:
Que faites-vous lorsque l’élan créatif se retire ? Y a-t-il des gestes, des lectures, des formes d’errance qui vous aident à redevenir poreux au monde ?

Réponse No 7 – Quand l’élan se retire : rêver un peu, pour redevenir poreux

Question No 8:
Dans votre vocabulaire esthétique, quelle est la place du mot “folie” ? Est-elle une énergie, une posture, un vertige nécessaire ?

Réponse No 8 – Folie : une fin (pas si) terrible

Question No 9:
Quand un motif se répète trop, le laissez-vous se fossiliser, ou cherchez-vous à le trahir ? Et la trahison d’un motif est-elle une forme d’hygiène pour l’élan ?

Réponse No 9 – Fidélité aux motifs, ou comment transgresser sans trahir

Question No 10:
Comment savoir si un retour du même est un approfondissement ou un épuisement ? Existe-t-il des signes, des symptômes, des seuils ?

Réponse No 10 – Le retour du même : élan ou engourdissement ?

Question No 11:
L’œuvre peut-elle contenir elle-même son propre ressort, son propre redémarrage ? Ou le moteur créatif vient-il toujours d’une altérité ?

Réponse No 11 – L’œuvre peut-elle se redémarrer d’elle-même ?

Question No 12:
Enfin : y a-t-il un état, une humeur ou une disposition intérieure que vous cherchez à cultiver (ou à convoquer) pour écrire, composer, créer ? Et si cet état est fuyant, comment l’approchez-vous ?

Réponse No 12 – L’état intérieur propice à la création